LA PRÉVENTION DE LA CONTAMINATION PAR LE VIH

 

La Prévention de la contamination sexuelle

La Prévention de la contamination chez les toxicomanes

La Prévention de la transmission mère-enfant

La Prévention de la contamination au sein du personnel soignant

 


A - Prévention de la contamination sexuelle.

 

1 - Le préservatif masculin. (Cliquez ICI pour le Mode d'emploi).

- Les pénétrations vaginales ou anales.

Utiliser des préservatifs lors de toute pénétration (à l'exception des relations entre des partenaires non infectés et mutuellement fidèles) : le risque de transmission du VIH est majeur lors des pénétrations anales ou vaginales.

Le préservatif permet de réduire considérablement le risque de transmission du VIH, lorsqu'il est utilisé régulièrement et correctement (efficacité prouvée par les études).

Toutefois, la rupture accidentelle peut se produire. Le taux de rupture des préservatifs est en moyenne d'environ 1 % lors de pénétrations vaginales et il est proche de 5 % lors des pénétrations anales.

L'utilisation de lubrifiant gras (savon, vaseline, ...), qui accroît le risque de rupture du préservatif, est déconseillée. En revanche, il est possible d'employer des gels lubrifiants à base d'eau.

- La fellation.

Le risque de transmission du VIH lors d'une fellation est faible mais peut devenir plus important si les fellations non protégées sont fréquentes. D'autres MST peuvent également être transmises par fellation.

Rappelons qu'une fellation non protégée n'est pas une pratique sans risque.

- Les relations sexuelles sans risque ou à moindre risque.

Les rapports oro-génitaux protégés (fellation, cunnilingus), la masturbation ou les caresses sont les seules pratiques sans risque d'infection (en dehors des relations entre partenaires mutuellement fidèles et non infectés).

Toute pénétration anale ou vaginale sans préservatif, est une pratique à risque.

Le retrait avant éjaculation de l'homme séropositif (souvent difficilement contrôlable) n'est pas un moyen efficace de prévention de la contamination.

 

2 - Les autres méthodes de prévention.

B - Prévention de la contamination chez les toxicomanes.

C - Prévention de la transmission mère-enfant.

La femme enceinte infectée par le VIH peut transmettre l'infection au nouveau-né lors de toutes les étapes de la grossesse, y compris pendant l'allaitement au lait maternel, mais surtout en fin de grossesse et lors de l'accouchement.

Un traitement par AZT administré aux femmes enceintes infectées permet de réduire le risque de transmission au nouveau-né à 5 % (le risque de transmission est supérieur à 20 % en l'absence de traitement).

Un traitement par AZT à partir du troisième trimestre de la grossesse est fortement conseillé aux femmes enceintes infectées qui n'étaient pas traitées auparavant.

La grossesse ne doit pas être un obstacle à la mise en place d'un traitement antirétroviral chez les femmes infectées qui en ont besoin.

Les femmes infectées déjà traitées par antirétroviraux au début de leur grossesse n'auront pas nécessairement à arrêter ou à modifier leur traitement.

La toxicité des traitements chez les enfants nés de mères traitées par antirétroviraux pendant la grossesse est estimée à moins de 1 %.

Le suivi de la grossesse et de l'infection nécessitent une collaboration étroite entre la femme enceinte et les divers spécialistes (VIH, gynécologue, pédiatre, etc.).

L'accouchement étant une étape où la contamination du nouveau-né est plus facile, une césarienne programmée à la 38ème semaine de grossesse pourra être proposée. Dans tous les cas, le traitement par AZT sera renforcé pendant l'accouchement et poursuivi chez le nouveau-né pendant 6 semaines.

D - Prévention de la contamination au sein du personnel soignant

(circulaire DGS/DH n° 23 du 3 Août 1989).

 

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