ASPECT PSYCHOLOGIQUE DE L'INFECTION PAR LE VIH


A - L'annonce du diagnostic

Plusieurs réactions psychologiques peuvent apparaître mais cela n’est pas systématique :

B - La mise sous traitements

Les traitements antirétroviraux ne guérissent pas l’infection à VIH. Actuellement, il faut les prendre sur une durée indéterminée pour l’avenir. Ils sont complexes et difficiles à suivre (contraintes quotidiennes). Beaucoup apportent des effets indésirables. Cependant, ils requièrent une observance maximale pour une efficacité maximale.

  1. Avant la mise sous traitements

    Nécessité d’une préparation psychologique au traitement. Tenir compte :

    • du degré d’acceptation de soi
    • de l’acceptation ou non du traitement
    • de la présence de l’entourage affectif
    • des conditions de vie et du contexte culturel
    • du niveau de connaissance du VIH
    • de tous les problèmes antérieurs
  2. L’adhésion aux traitements

    Facteurs psychologiques liés aux difficultés d’adhésion aux traitements :

    • difficultés d’organiser sa vie autour des traitements
    • a priori que l’on se fait du VIH
    • croyance en l’efficacité ou pas des traitements
    • dépression, anxiété, problèmes d’alcool, toxicomanie....
    • stress, chocs psychologiques
    • situation sociale (précarisation, marginalité, origine culturelle...)
    • qualité du soutien (entourage, réseau...)
    • effets secondaires des traitements (douleurs physiques, fatigue, modifications corporelles...)
    • changements de traitements (appréhension, incertitudes...)
    • annonce de la modification de la charge virale
    • qualité de la relation médecin/malade (basée sur un contrat de confiance)
C - Le VIH au quotidien

  1. VIH et vie sociale

    Le VIH est considéré comme une maladie de civilisation et fait référence à des pratiques singulières, des déviances, des marginalités.

    Cependant, le regard de la société a évolué : notion de groupes à risque (homosexuels, toxicomanes) transformée en notion de pratiques à risque (comportements individuels). Le tabou subsiste car le virus se transmet par des voies qui touchent aux sources même de la vie : le sang et le sperme. Ceci implique des phénomènes de rejet et d’incompréhension.

    Le VIH peut induire sur le plan personnel :

    • un repli sur soi
    • des changements dans la vie relationnelle

    Le VIH peut être un facteur de précarisation : discrimination, perte d’emploi, isolement social, exclusion.... Pour certains, difficultés lors de leur réinsertion professionnelle :

    • incertitude face à sa capacité à reprendre son emploi (fatigue...)

  2. VIH et sexualité

    Aborder la sexualité est aujourd’hui bien moins tabou. Elle fait partie des préoccupations essentielles des personnes infectées par le VIH.

    Facteurs psychologiques liés aux difficultés dans la vie sexuelle :

    • impossibilité de dire sa séropositivité
    • recours à des conduites à risque (oubli du préservatif, partenaires sexuels multiples...)
    • peur de transmettre le virus
    • perte d’estime de soi et crainte par rapport à ses performances sexuelles
    • répercussions psychologiques de l’état de séropositivité (non acceptation)
    • effets secondaires physiologiques de certains traitements

  3. VIH et désir d’enfant

    L’annonce du diagnostic réveille le désir d’enfant. L’idée de mort implique le désir de donner la vie.

    Auparavant, ce désir était culpabilisant ; à présent, il est moins tabou car réalisable. Le risque encouru est « contrôlé » par un encadrement médical et un accompagnement psychologique.

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