LES NOTIONS ESSENTIELLES SUR L'INFECTION PAR LE VIH ET LE SIDA


L'infection VIH est une maladie transmissible par le sang, les sécrétions sexuelles et de la mère à l'enfant (grossesse et allaitement), évoluant sur un mode épidémique depuis le début des années 80. Il n'existe pour l'instant aucun traitement radical et définitif de cette infection, ni aucune vaccination efficace. Le seul moyen valable pour enrayer l'épidémie est la prévention.

L'AGENT RESPONSABLE

Il s'agit du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), qui appartient à la famille des Rétrovirus ; ce virus est très fragile, rapidement détruit à l'extérieur de l'organisme par l'alcool, la température élevée, l'eau de Javel. Dès 1986 on connaissait l'existence de 2 sous-types de virus, le VIH-1, le plus répandu dans le monde, et le VIH-2, localisé principalement en Afrique de l'Ouest.

L'IMMUNITÉ

L'organisme se défend contre les microbes (bactéries, virus, parasites) et contre les cellules qui se cancérisent grâce aux défenses immunitaires chargées de les détruire. Le système immunitaire est notamment constitué par des anticorps ainsi que par des globules blancs présents dans le sang, comme les lymphocytes T CD4.

LA CONTAMINATION PAR LE VIH

Le virus pénètre dans l'organisme par :


A l'exception de ces quatre situations, il n'existe pas d'autres modes de contamination.

Aucun risque de contamination n'existe dans les cas suivants :

L'HISTOIRE NATURELLE DE L'INFECTION PAR LE VIH

Quand il pénètre dans l'organisme, le VIH, au lieu d'être détruit par le système immunitaire (comme les autres microbes) va se loger à l'intérieur de ce dernier, notamment dans les lymphocytes T CD4. Il s'y multiplie de façon silencieuse durant de nombreuses années où il passe inaperçu. La personne infectée est alors dite "séropositive" pour le VIH : son test de dépistage (détection des anticorps anti-VIH dans le sang) devient positif en 1 à 3 mois après la contamination, et demeurera positif.
La personne séropositive ne présente aucun symptôme de maladie mais elle peut transmettre le VIH par son sang et ses sécrétions sexuelles.
Progressivement, au fil des ans, le VIH se multiplie et détruit lentement les lymphocytes T CD4. Cette période dure environ 10 ans.
Quand les lymphocytes T CD4 sont en nombre insuffisant pour assurer les défenses immunitaires de l'organisme (contre les champignons, les parasites, les virus et les cancers), des infections graves et des cancers vont alors survenir : il s'agit alors du SIDA, maladie grave et d'évolution mortelle en l'absence de traitement.

LES TRAITEMENTS

Depuis 1996, des traitements anti-VIH sont disponibles : ce sont des antirétroviraux qui s'opposent à la prolifération du virus.

Ils doivent être associés (trithérapie, quadrithérapie) pour agir au mieux et contrôler l'évolution de l'infection.

Leur efficacité se traduit par une diminution très importante de la mortalité, une diminution des infections opportunistes et des cancers, et une meilleure qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.

Ils ne guérissent malheureusement pas la maladie, car le VIH peut à nouveau se développer à l'arrêt du traitement. Ils retardent le plus longtemps possible l'évolution vers le SIDA, mais le virus n'est pas définitivement éliminé.

L'apparition possible de résistances au traitement ou de difficultés de tolérance de celui-ci imposent une surveillance médicale constante.

Un traitement peut être proposé très tôt, parfois dès la primo-infection, justifiant ainsi le dépistage précoce de la maladie.

Les indications du traitement anti-rétroviral reposent sur des critères médicaux bien définis qui sont appréciés grâce à un suivi médical régulier.

Aucun vaccin n'est encore disponible.

LA PRÉVENTION

La prévention demeure à l'heure actuelle le seul moyen d'enrayer l'épidémie du SIDA. Il s'agit d'informer et d'éduquer :

Traitement préventif des accidents d'exposition au VIH

Certaines personnes ont pu être accidentellement exposées au VIH. C'est par exemple le cas des personnels soignants (médecins, dentistes, infirmières, etc.) lors d'une blessure par piqûre ou coupure. Cela peut aussi concerner un partenaire d'une personne infectée par le VIH après rupture d'un préservatif, ou lors de pratiques sexuelles à risque non protégées.

Il faut savoir qu'on se trouve là dans une situation d'urgence si l'on veut pouvoir bénéficier d'un traitement préventif dont le but est d'empêcher l'infection de se propager.

Il faut alors s'adresser au service des Urgences de l'Hôpital ou au CDAG qui pourront débuter le traitement dans les 48 heures.

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