LES CONDYLOMES ET LES INFECTIONS À PAPILLOMAVIRUS

 

(ou Végétations Vénériennes, Verrues Génitales, Verrues Anales, Crêtes de Coq)

 

Les infections à Papillomavirus (HPV) peuvent provoquer des condylomes (surtout HPV 6 et 11) ou des cancers du col de l'utérus (surtout HPV 16 et 18).

Ces infections sont de plus en plus fréquentes dans les pays industrialisés : généralement transmises par rapport sexuel, elles ont les mêmes modes de transmission que ceux des autres MST. Mais la transmission sexuelle n'est pas constante et l'apparition de condylomes peut être due à la réactivation d'une infection latente.

Les condylomes sont de petits bourgeons charnus rose ou rouge vif, parfois regroupés pour former une plus grosse masse. Certaines lésions ressemblent à des lentilles aplaties, blanchâtres ou à des verrues.

Chez la femme, l'infection se situe surtout sur le col de l'utérus, mais aussi sur les lèvres, dans le vagin, sur le périnée et l'anus. Elle doit être mise en évidence par un examen gynécologique avec frottis du col de l'utérus (qui montrera la présence de koïlocytes ou de lésions pré-cancéreuses).

Chez l'homme, l'infection se situe surtout sur le prépuce, mais aussi sur le gland, la verge, les bourses et l'anus.

Les lésions chroniques sont un facteur de risque majeur pour le cancer du col de l'utérus. Elles doivent donc être dépistées pour être traitées efficacement.

Les infections par HPV peuvent persister et s'étendre chez les personnes infectées par le VIH.

 

Comment faire le diagnostic ?

Il est souvent évident à l'oeil nu. Il est souhaitable d'appliquer une solution d'acide acétique dilué à 5 %, ainsi que d'examiner le col à la loupe (colposcopie).

Le frottis du col de l'utérus dépiste le virus des condylomes plans : existence de koïlocytes, cellules anormales modifiées par le virus. Une biopsie (prélèvement de tissu) du col confirmera le diagnostic si nécessaire (lésion précancéreuse).

 


Quel est le traitement ?

Les traitements permettent d'éviter l'évolution vers un cancer. Il faut toujours examiner et traiter le partenaire en même temps. L'utilisation de préservatifs pendant le traitement et jusqu'à 3 mois après la guérison, est indispensable.

On peut utiliser des crèmes (podophyllotoxine, imiquimod, acide trichloracétique, 5-fluoro-uracil), l'azote liquide, le laser ou la chirurgie. L'interféron peut parfois être utilisé.

Un traitement par imiquimod en gel donne de bons résultats sur les condylomes des organes génitaux externes.

La SURVEILLANCE ULTÉRIEURE est importante car les récidives sont assez fréquentes.

 

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